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Les Hurricane du Grand Nord

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615sqn_harry
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Jeu 27 Oct - 21:00

L'ambiance est bizarre sur la base. C'est la guerre mais nous sommes heureux comme des enfants. Tout d'abord, c'est Noël et ensuite nous rentrons demain pour Mourmansk où un navire de la Home Fleet nous ramènera en Angleterre. Dans un coin de la cabane, Ejybe a fini de préparer ses bagages qui sont maintenant prêts à être chargés dans le Li2 qui nous emportera dès demain. Personnellement, en préparant mes affaires, j'ai retrouvé le P38 récupéré sur l'officier allemand mort. Je sais qu'il est strictement interdit de porter une autre arme que celle d'ordonnance, mais l'automatique allemand a quelque chose de fascinant. C'est une arme magnifique, racée, bien construite, rien à voir avec notre gros Webley. En plus, le précédent propriétaire était méticuleux et soigneux, car en déchargeant le pistolet, j'ai trouvé de la graisse répartie parcimonieusement dans le mécanisme et une fiche couche protégeait le canon rayé. Finalement, je rangeais soigneusement l'arme emballée dans une serviette et les munitions dans une petite valise que je gardais avec moi pour le voyage. Le soir approchait, il était temps de rejoindre le mess pour la dîner et la fête qui allait suivre. Après avoir enfilé notre uniforme le plus propre, avec Ejybe nous avons rejoint la salle que Pasadena, Yoda et Yann avaient décoré avec les articles qui nous avaient été envoyés depuis l'Angleterre. Au centre du mess, une grande table avait été dressée et une odeur succulente nous arrivait des cuisines. Il y a déjà plusieurs pilotes présents qui discutent bruyamment autour d'une bière. D'habitude l'arrivée d'un officier leur fait baisser le ton, mais là ils sont trop de bonne humeur et rien ne les calmera. Archy s'est assis un peu plus loin et il rédige probablement son rapport, le dernier! Je commande trois bières et avec Ejybe, nous nous asseyons auprès de notre Group Captain.
- Alors Sir, quel est le bilan final?
Archy relève la tête et accepte la bière de bonne grâce.
- Et bien, nous avons perdu 8 pilotes en tout, ce qui n'est pas rien, mais nous avons réussi à convaincre les Russes d'utiliser nos Hurricane. Sinon, une bonne douzaine de victoires en plus au palmarès pour le 134 qui redeviendra 615 dès notre retour et quelques médailles semblerait-il mais je n'en sais pas plus, nous aurons probablement la surprise en Grande-Bretagne.
Hum une DFC ou une DSO pour moi peut-être, boarf, après réflexion je me dit que je ne la mérite pas vraiment, par contre sûrement une barrette de plus pour Fowly qui a fait un gros travaille ici. Comme s'il lisait dans mes pensées Archy poursuit:
- Probablement une barrette de plus pour Fowly et sa DFC. La palme lui revient, il a fait un énorme boulot ici. Sinon les gars, vos affaires sont prêtes?
Profitant de l'absence momentanée d'Ejybe parti commander une nouvelle tournée de bière. Archy se penche vers moi.
- Et le P38 de l'officier allemand Harry qu'en as tu fait.
C'est vrai, lui aussi avait récupéré l'arme du deuxième officier allemand lors de notre escapade en Gladiator en territoire ennemi.
- Ben je n'ai pas eu cœur de m'en débarrasser. Je l'ai gardée et mis dans mes affaires.
Archy s'appuya sur le dossier de sa chaise en me faisant un clin d'œil.
- Belle arme n'est-ce pas. Rien à dire les Allemands savent fabriquer du beau et bon matos. Moi aussi je l'ai gardée.
Alors que nous discutons, Fowly arrive en compagnie du solde des pilotes. Ils sont tous là, rayonnant dans leur impeccable uniforme de sortie, en respirant la bonne odeur de cuisine et à la vue des décorations qui surchargent notre sapin de Noël. Gunter à un énorme sourire, la bonne bouffe c'est son truc et là, ça le met vraiment de humeur. Nous nous asseyons tous autour de la grande table et Archy fait un petit discours et finit par une petite prière de circonstance. Une minute de silence est également demandée en l'honneur de nos disparus. L'ambiance est bon enfant, les gens parlent doucement et ne s'enivrent pas. Nous commençons pas quelques produits de la mer. Du filet d'Esturgeon en croûte, puis nous passons à deux gigots de daim, tirés le jour avant par Yann Per. Le cuisinier mécano s'est décarcassé pour nous faire une sauce à la crème fabuleuse et surtout, il a réussi à accompagner la viande de pomme de terre frites dans l'huile et d'une jardinière de légume beurrée à souhait. Un véritable artiste. Le dessert est composé de pudding à la vanille ou à la menthe et de biscuits au chocolat noir et fourrés de marmelade d'orange. Alors que nous allons passer au thé, Cbal et René nos musiciens de service entament un chant de Noël traditionnel que tout le monde entonne en cœur. Gunter bas la mesure de ses gros poings sur la table. Rhamirez et Moyus se tiennent comme s'ils interprétaient un opéra. Cbal nous épatera avec sa voix extraordinaire en chantant un magnifique Gospel. Vers 01h00 du matin, gentiment les pilotes rejoignent leurs quartier, alors que je marche avec Ejybe dans la neige qui crisse sous mes semelles, je contemple le ciel éclairé par la lune qui est dans son quartier décroissant. La neige est bleue et les bâtiments dessinent des formes fantasmagoriques sur le sol. Lorsque je me couche, bien emmitouflé dans mes couvertures pour ma dernière nuit sur le front russe, je m'endors rapidement l'esprit en paix. Cela faisait longtemps, le miracle de Noël sans doute.
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615sqn_harry
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Jeu 27 Oct - 21:01

Le lendemain matin, lorsque je me lèvre, Ejybe est déjà habillé. Il tient la forme mon co-locataire.
- Allez, allez Harry, faut y aller!
Mes couvertures sont tièdes et j'ai une peine folle à en sortir.
- Tu veux que je te dise Ejybe. J'ai dormi comme un bébé. Cela faisait bien longtemps.
- Figures-toi que j'ai remarqué. Mais je doute qu'un enfant ronfle pareillement.
Une heure plus tard, le Li2 décollait en direction de Mourmansk. Par le hublot, je regardais la base s'éloigner. Quelle aventure quand même!
Les Russes n'avaient pas marqué beaucoup d'enthousiasme et notre départ c'est fait sans tambour ni trompette. Kartashof est juste venu nous serrer la main et lorsque le transport a décollé, de l'autre côté de la piste, Tchaïkaram nous a fait un petit signe de loin. Mentalité typique de ceux qui ont tellement peur de s'attacher et de souffrir durement à chaque disparition d'amis!
Le soir même nous nous posons à Mourmansk. Une petite délégation britannique nous attend et nous aide à charger nos bagages sur le croiseur lourd HMS Canterbury. J'ai la chance d'être installé seul dans une cabine assez vaste qui possède un grand hublot qui peut même s'ouvrir. Pratique, si j'ai le mal de mer, ce qui ne manquera certainement pas d'arriver tellement je n'ai pas le pied marin. Je déteste le bateau et je passe le plus clair de mon temps sur le pont pour éviter d'être malade. Comme d'habitude Gunter qui adore les navires et la mer s'approche des marins et des officiers a qui, il sollicite l'autorisation de venir à la timonerie ou la salle des machines, endroits strictement réservés au personnel navigant. Mais devant son enthousiasme une concession lui est faite. Finalement le Capitaine est plutôt fier de lui faire visiter son bâtiment.
L'eau du port est parsemée de petits icebergs. Booper s'en inquiète auprès du Quartier Maître. Celui ci lui répond en riant:
- Ne vous en faites pas, notre navire est préparé pour naviguer en eau froide. En plus, la glace est très pratique pour faire dévier la trajectoire des torpilles allemandes. Ainsi nous seront tranquilles jusqu'au large des côtes Norvégiennes. Après, il est vraisemblable que la mer démontée que nous allons devoir affronter, découragera les U-Boot... enfin on espère
Booper poursuit:
- De toute façon nous avons des navires marchands avec nous. Normalement c'est plutôt ceux que les U-Boot cherchent non?
- Pas sur le retour car ils sont vides. Les Allemands ne sont pas si cons. Nous serons une cible de choix pour eux
Et le Quartier-Maître s'en va en rigolant devant nos mines déconfites. Bigre, le voyage ne risque pas de ressembler à une croisière.
Six jours plus tard, avec 10 kg de moins, le visage arborant une jolie couleur verdâtre (je n'étais pas le seul), nous avions enfin la satisfaction d'apercevoir les îles Orcades et Scapa Flow, la fameuse base de la Home Fleet où le HMS Canterbury jeta l'ancre. Une neige mêlé de pluie nous accueille sur le quai. Saloperie de météo britannique, je regrette presque la Russie. Le même jour, un Anson nous transporte en deux étapes jusqu'à Birmingham où on nous installe à l'hôtel Savoy dans un luxe peu commun. Le Maréchal de l'air Wilfrid Freeman a donné rendez-vous à Archy le lendemain. A 11h00, notre Group Captain est de retour le visage traversé par une grand sourire. Il nous interpelle.
- Fowly, Ejybe, Harry, venez vite dans ma chambre j'ai plusieurs choses à voir avec vous.
Une fois dans sa suite, Archy dépose sa veste et défait sa cravate. Toujours sans un mot, il s'approche du mini bar en se frottant les mains et en sort une de ses fameuses bouteilles de Pur Malt. Il sert 4 verres et extirpe de sa serviette plusieurs lettres.
- Bien, bien, bien! Première chose les gars, je dois vous transmettre les remerciements de la part de Freeman, et de notre Premier Ministre Sir Winston Churchill. Ensuite, comme prévu Fowly va toucher une barre supplémentaires à sa DFC et Rhamirez sera décoré de la DSO pour ses trois victoires acquises là bas. Trois semaines de permission nous ont été accordées et dès note retour, nous reprenons du service sur Spitfire MkV à Manston où nous relèverons le 602 qui s'en va prendre une nouvelle affectation dans le nord.
Il sort de sa serviette un lot d'enveloppes contenant les permissions de chaque pilote. Puis trois documents cachetés qu'il me tend.
- Tiens Harry, ça devrait t'intéresser, ça vient du Haut Etat-Major des forces armées américaines.
Il y en un pour Cbal, un pour Gunter et un pour moi. Je brise le cachet et j'apprends que je suis réhabilité dans l'USAAF, pour services rendus dans cette guerre et que j'ai la possibilité de rejoindre le 56th FG comme 2nd Leutenant. Je reste pensif un instant, 2nd Leutenant alors que je suis Squadron Leader dans la RAF!?!?.
- Cbal, Gunter et moi sommes réhabilites par le Haut-Etat Major de l'Air américain. On m'offre la possibilité de rejoindre le 56ème groupe de chasse qui va toucher des nouveaux chasseurs de type P47 Thunderbold.
Je sens sur moi le regard interrogateur de mes trois camarades de combat. Ma décision est prise.
- C'est encore trop tôt pour moi les gars. Je vais encore rester dans la RAF.
Archy a un grand sourire .
- Aaah merci Harry. Je dois t'avouer que Freeman faisait un peu la gueule concernant cet écrit. Pour ce qui est de Cbal et Gunter, je pense que c'est normal qu'ils rejoignent une unité américaine. En ce qui te concerne, plus rien ne te retient pour aller aux Etas-Unis non? Tu vas profiter de cette perm pour allez voir tes parents quelques jours!
Je reste hésitant. Je ne saurais pas où aller de toute façon, ma seule famille en Angleterre c'est l'escadrille et comme elle est au repos pendant trois semaines. Mais bon, aller voir mes parents, alors que cela fait plus de deux ans qu'ils sont sans nouvelle de moi.
Archy poursuit.
- Je me suis permis d'organiser avec Freeman ton voyage aux Etats-Unis Harry. Il y a un B17 qui s'envolera demain soir pour Terre-Neuve et Chicago. S'ils le désirent Cbal et Gunter t'accompagneront. Ensuite, vous vous débrouillerez pour rejoindre vos destinations respectives. Le 22 février il y aura un avion pour le retour pour toi et Cbal qui, s'il accepte sa nouvelle affectation reviendra en Angleterre, devra vraisemblablement rentrer plus vite. J'aimerai que c'est toi qui annonce à Cbal et Gunter leur réhabilitation dans l'armée US.
- Ok Archy je le ferai avec plaisir.
15 minutes plus tard, tous les pilotes étaient alignés dans la salle de conférence. Rhamirez et Fowly furent appelés pour leur décoration, puis vint mon tour.
- Je demandera au Flying Officer Gunter et au Pilot Officer Cbal de faire un pas en avant.
Les yeux froncés, mes deux compatriotes avancèrent d'un pas. Je pris la première lettre concernant Gunter et je la lis à haute voix:
"Au vu des états de service du Flying Officer Freddy "Beeber" Gunter, de son comportement héroïque en combat au sein de la RAF, le haut commandement de Amirauté de l'US Navy décide - de réintégrer dans l'armée des Etats-Unis d'Amérique le soldat précité qui est nommé Major de l'US Navy. Il prendra ses nouvelles fonctions dès le 1er mars 1942 sur la base de Long Island où il prendra en charge son escadrille la VF17. Après une conversion sur Gruman Wildcat et un entraînement à l'appontage en vue d'être affecté sur porte-avion Hornet sur front du Pacifique.
Gunter est fier comme Artaban, il retient son souffle lorsque je lui remets son ordre d'affectation.
- Me...merci Harry!
Je me retourne vers Cbal avec un sourire je lui lit la lettre qui lui a été adressée.
... le Haut Etat-major de l'USAAF décide de réintégrer le Pilote Officer Cbal dans l'armée des Etats-Unis d'Amérique et de nommer le soldat précité Major. Il prendra ses nouvelles fonctions le 1er mars 1942 au sein du 332th FG sur la base de Luton où avec son escadrille équipée de Spitfire en attendant des Thunderbold P47, il aura pourra tâche de travailler en collaboration avec la RAF et préparer le terrain pour un éventuelle engagement massif de nos forces aériennes sur le front Ouest.
Je lui remets également son ordre d'affectation.
- Je vous souhaite à tous les deux, le plus francs succès pour votre avenir.
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Jeu 27 Oct - 21:03

Archy prend la parole et par un court discours remercie les deux pilotes en question et le reste de l'escadrille qui est libérée pour deux semaines de permission.
24 heures plus tard, je me retrouve ainsi assis dans le bombardier transformé pour l'occasion en avion de transport avec Cbal, Gunter et d'autres pilotes du Eagle Squadron ayant terminé leur Tour Operation ou profitant d'une permission. Le lendemain, nous nous posons à Chicago. Après une dernière bière avec mes deux potes, je prends mon train pour Denver et enfin Cheyenne et Cody le village de mon enfance. A Chicago mon uniforme de la RAF ne choquait pas outre mesure, mais ce n'est pas vraiment le cas à Cheyenne où les gens me regardent un peu curieusement. De Cheyenne à Cody le train se vide peu à peu au fur et à mesure des arrêts. Pour la dernière partie du trajet je suis seul dans mon compartiment. Par la fenêtre ouverte, j'hume l'air froid et parfumé des résineux recouverts d'une neige épaisse. De temps en temps quelques maisons en rondins si typiques de ma région apparaissent au détour d'une clairière ou au bord d'un lac. Que la guerre me semble lointaine. Deux ans que je suis parti et j'ai l'impression que cela en fait 10. Comment va réagir ma famille...
Dans un grincement de freins, le Jackson Railwail s'arrête enfin à Cody. Je descends sur le quai, c'est une fin d'après-midi magnifique, l'air est frais et la neige épaisse. La gare, balayée par un vent glacial est vide, je suis le seul passager à quitter le train. Au loin j'aperçois Jeffrey Spark le chef de gare, il discute avec le mécanicien. J'ai envie de le saluer, mais je m'éclipse discrètement. Les gens du coin doivent connaîtrent mon histoire et je ne sais pas vraiment comment ils vont réagir à ma présence. Ici, l'esprit national est fortement ancré dans les mœurs, la plupart des vieux ont fait Verdun ou Gettysburg, ils doivent avoir une piètre opinion à mon sujet. Lorsque je débouche sur l'avenue, je suis bousculé par trois gosses qui foncent avec leur luge.
- Pardon m'ssieur.
A la vue de mon uniforme inhabituel ils s'avancent curieux. Mes ailes les intriguent.
- Vous êtes pilote M'ssieurs?
Je ne connais pas ces enfants, sans doute étaient-ils trop petits quand j'ai quitté la ville.
- Heuu oui, je suis pilote... dans la Royal Air Force... en Europe.
Ils ont des yeux tout ronds. L'Europe, il y a bien des chances qu'ils ne savent même pas où c'est. Tout en cheminant le long du trottoir à la recherche d'un moyen de locomotion m'emmènerait à Greystone le domaine familiale, je poursuis la discussion en rigolant, sont sympas ces gosse.
- Vous avez déjà descendu des japonais? Vous avez un chasseur?
- Oui, oui, je suis pilote de chasseur, et je me bats contre les Allemands donc je n'ai encore jamais descendu un avion japonais.
Les gamins ont l'air de bien connaître l'actualité quand même.
- Vous avez déjà descendu des Messerschmitt alors?
Je rigole.
- Oui... quelques uns.
Puis vient la question cruciale, je m'y attendait un peu.
- Pourquoi vous ne pilotez pas dans le Pacifique à Pearl Harbord M'ssieur?
Alors que je cherche une réponse, je me retrouve devant le Smooky bar. C'est là que travaillait Allison, ma dernière petite amie, depuis longtemps oubliée. J'hésite un instant, puis je me décide à y entrer, car je risque d'y trouver quelqu'un qui pourra me conduire à Greystone et puis, probablement qu'Allison n'y travaille plus depuis longtemps. laissant les trois enfants à leur jeu de glisse, je pousse la porte à petits carreaux. L'endroit n'a pas changé. L'odeur de bourbon, de bière et de tabac froid est toujours la même. La table de billard et ses lampes verte est toujours à sa place. A l'intérieur, il y a quelques clients, des têtes connues, Jack et Brisby Cunningham les deux Redneck piliers de bar et puis Willy Boyle le garagiste et Mick Spencer le postier. Derrière le bar, il y a Allison qui me contemple la bouche ouverte comme si elle apercevait un mort ressuscité. Manquait plus que ça.
- Harry???
- Heu salut à tous, hé oui c'est moi! Je suis de retour pour quelques jours.
Elle s'approche doucement. Merde comme elle est belle, j'avais oublié. Métissée indienne, elle a des yeux vert et ses longs cheveux noirs tombent en cascade sur ses épaules. Elle a la peau mat et légèrement halée. J'en ai la gorge serrée, mis à part quelques aventures passagères la guerre m'avait fait oublier l'amour et les femmes. Elle maintenant toute proche, elle ne semble pas vraiment me reconnaître. Son léger parfum enivre mes sens. Elle parle doucement.
- Harry... je ne te reconnais presque pas... tu as vieillis d'au moins 10 ans.
Je jette un oeil dans la grande glace derrière le bar. L'homme que j'y aperçois, à le dos légèrement voûté. Son visage est creusé et les yeux sont cernés. Sur les tempes, il y a des cheveux gris qui apparaissent ça et là...
- Ben ouai, la guerre c'est pas fait pour rajeunir Allison.
Sa main me caresse le visage, mais ce n'est pas un geste d'amour, de pitié plutôt. Je lui prends la main, le grain de sa peau est si fin.
- Te voilà enfin pilote mais à quel prix Harry?
Je finis par m'assoire au bar.
- Je n'ai pas envie d'en parler.... pas maintenant Allison... peux tu me servir une bière stp?
Je me retourne vers les autres clients qui ne sont pas manifestés.
- Est-ce que quelqu'un peut me conduire à Greystone? Mick tu ne vas pas par là?
Mais le postier se retourne sans un mot. Il en veut pas d'un déserteur dans sa voiture.
Je m'énerve.
- Bordel, c'était une erreur! D'ailleurs croyez-vous que je pourrais être là, si j'étais toujours recherché! J'ai été réhabilité.
- Hep toi le fort en gueule, l'as des as de la RAF! Et où étais-tu le 07 décembre dernier, quand les copains se faisaient assassiner par les japs ? Hein?
Bordel toujours aussi cons les frères Cunningham. J'éclate.
- Et toi face de rat tu y étais peut-être? J'étais sûrement plus utile à l'Amérique là où j'étais que toi ici à t'enivrer le pif comme d'habitude!
- Quoi comment qu'tu nous parle sale déserteur!
Jack me fonce dessus. Il y a deux ans la bagarre aurait été sympa. Une bonne bagarre de bar où une fois que tout est terminé, on partage le verre de l'amitié. Mais là, la guerre a changé la donne. Je frappe pour faire mal, pour neutraliser et avant que le Redneck ait pu lever le poing, il s'effondre ko. Personne ne bouge plus. Je lis la stupeur dans les yeux de l'assistance. Brisby aide son frère à reprendre ses esprits.
- T'es malade Harry, t'as vu comme tu tapes! Tu ne te bagarre plus là, tu fais la guerre. Tu la ramenée jusqu'ici! Fiches le camp! Retourne en Angleterre, là-bas ta nouvelle patrie!
J'ai le regard méchant.
- Me cherche pas Brisby où tu va rejoindre ton imbécile de frère qui n'avait pas à me provoquer.
Je metourne vers les autres clients.
- Je ne laisserais personne! Vous entendez Bordel! Personne me juger! C'est clair?
Allison s'approche et me prend par le bras.
- Viens Harry, calmes toi, je te ramène à la maison.
Elle se tourne vers Willy Boyle.
- Tu garde le bar pendant 30 minutes Willy?
Le garagiste acquiesce du chef.
La belle métisse conduit souplement sa Ford A sur la neige. Je tiens mon sac sur le genoux et sans un mot nous roulons vers Greystone.
Une centaine de mètres avant le dernier virage. Je lui demande de s'arrêter.
- C'est bon ici Allison. laisses-moi ici, je vais faire le reste à pied.
Elle immobilise sa voiture. Son regard vert est mélancolique.
- Harry... tu me faits peur... tu n'es plus le même! Tu as les trait tirés d'un homme de 60 ans... où est le jeune élève pilote brillant et ambitieux que j'ai connu il y a deux ans en arrière, celui avec qui j'étais si fière de danser au bal et dont l'uniforme sentait bon la naphtaline?
Je reste d'abord silencieux, puis je m'emporte.
- Mais franchement Allison que crois tu que je faisais en Angleterre! Une promenade de santé? A chaque fois que tu montes dans ton avion, tu ne sais pas si tu va rentrer! Combien de copains vont mourir! Si c'est ton tour de cramer vif ou d'être transformé en marmelade en t'écrasant à 800 à l'heure! Et puis l'appréhension et la peur s'estompent gentiment pour se transformer en insouciance en froideur. On devient complètement insensible, on se transforme en machine de guerre. Les gestes deviennent des réflexes. On essaye de rester humain, mais c'est très dur... je suis désolé.
Je quitte la voiture en claquant la porte. Alors que je chemine sur le chemin enneigé en direction de la maison de mon enfance, sans un mot mon ex petit amie, que j'imagine en pleurs fait demi tour et s'en va. Même pas merci, même pas d'excuses, je suis un salaud!
Enfin j'aperçois la demeure. Je m'arrête un instant pour contempler la scierie de mon père. Je vois la grand scie immobilisée par la courroie de cuir. Les billes de sapins prêtent a être débitées et les piles de planches qui seront livrées vendredi à Cody au moyen de son camion Studbaker. Je me revois enfant courir avec mes frères autour de la maison, partir à la chasse tôt le matin avec mon père ou descendre à l'école en ville avec le vieux Clive sur son tilbury faisant la tournée pour récupérer les gamins des familles éloignées de la citée. Les fenêtres de la cuisine sont éclairées. Il fait presque nuit maintenant. Je consulte ma montre, c'est l'heure du repas du soir. Ils doivent être entrain de manger. J'arrive enfin devant la porte. A l'intérieur, on a dû entendre mes pas sur le perron de bois car je n'entends plus les cuillers battre le fond en porcelaine des assiettes à soupe. Je n'ai pas le choix. Il faut que je frappe à la porte. Doucement je m'exécute.
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Jeu 27 Oct - 21:03

C'est mon père qui vient m'ouvrir. Son regard est toujours aussi dur. Il y a un peu de surprise mais il se domine vite et s'efface pour me laisser entrer.
- Ben ça alors, Greeta, viens voir qui nous arrive. Entres! Il y a longtemps qu'on te croyais mort!
Et il s'assied à table.
Ma mère qui est debout devant la cuisinière à la main devant la bouche et fond en larmes.
- Mon Dieu! Mon Dieu! Harry tu es vivant, Oh merci Mon Dieu!
Elle pose la soupière sur la table et se précipite vers moi. Elle n'ose pas me prendre dans ses bras. Elle me contemple les yeux inondés.
- Mais qu'est ce qui t'es arrivé. Tu es malade, tu a perdu du poids, ton visage, tu as vu ton visage... Tu as tués des gens?
La dernière phrase est tellement naïve, tellement forte elle ne peut émaner que d'une mère.
Je n'ai pas de réponse. Elle remarque ma gêne.
- Vas-y assieds toi, on allait passer à table.
Je prends place à l'endroit où j'étais toujours assis. Sans lever les yeux de sa soupe, mon père prend la parole.
- Comment ce fait-il que tu n'ais pas donné de nouvelles pendant tout ce temps?
- Comment voulais tu que j'en donne... avec le statut que j'avais jusqu'il y a peu en Amérique.
A ces termes mon père tressaille. Il n'a visiblement pas l'air content.
- On a eu la police militaire ici... Plusieurs fois... Les gens de Cody nous montraient du doigt. Tu nous as fait honte. Heureusement tes frères ont eu un comportement digne de la famille.
Je ne me laisse pas faire.
- J'ai eu raison de réagir comme je l'ai fait. La preuve, j'ai été réhabilité! Alors Allan et Phillip se sont engagés?
Mon père ne démord pas et ne veut pas me répondre au sujet de mes deux jeunes frères.
- C'est bien joli d'aller ce battre en Angleterre, mais où étais tu lorsque les Japonais ont attaqué Pearl Harbord hein?
Ils commencent de me courir tous, avec leurs allusions au sujet de Pearl Harbord. Comme si ma présence aurait changé le cours des choses.
- Si j'y aurais été, je serais sans doute mort actuellement.
Je me tourne vers ma maman.
- Qu'en est-il au sujet de mes deux frères.
Elle se retourne pour cacher son émotion.
- Ils sont dans le Pacifique Harry. Alla a été engagé dans la Navy et Phillip est correspondant de guerre à Hawaï. Tu sais, peu avant ton départ à Tuskegge, il était rentré à l'Université de Cheyenne pour y faire des études de droit. Il a bien réussi.
Mon père reprend.
- Maintenant que tu es de retour, tu vas pouvoir m'aider à la scierie.
- P'a, j'ai juste une permission de quelques jours. Dans une semaine je dois regagner l'Europe.
Il fait la gueule mon paternel. La guerre à la limite il s'en fout. Il lui faut de la main d'œuvre pour faire tourner les machines et comme la plupart des hommes sont à la guerre, ça devient un soucis quotidien de trouver de l'aide. Il se lève brusquement.
- Et si vous mourrez tous les trois? Qui s'est qui va la faire tourner la scierie? Hein? Théodore Roosevelt?
Je comprends ses soucis, mais la scierie ne m'a jamais intéressée et je ne suis pas prêt de l'être. Je n'ose pas lui dire franchement.
- Je suis désolé papa, mais toi aussi tu es parti pour la France en 1917 et pendant ce temps là, c'est grand-papa qui s'est occupé de la maison.
Il en dit plus rien et s'en va dans le salon en grommelant des trucs incompréhensibles.
Ma mère me sert un souper copieux. Tout en dévorant avec appétit les plats qui défilent, je lui relate mon aventure. Elle m'écoute attentivement. Et je lui montre avec fierté ma médaille. A un moment donné elle intervient.
- Tu sais Harry, la presse a beaucoup parlé de toi ici. D'abord à cause de ta désertion et ensuite pour tes exploits et ta réhabilitation. Nous savons même que tu es partis en Russie!
Je reste sur les fesses.
- Donc vous vous attendiez à ce que je rentre alors.
Elle poursuit.
- On n'osait pas y croire, mais on l'espérait fortement.
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Jeu 27 Oct - 21:04

Je commence de comprendre l'attitude de mon père maintenant. Alors que mes deux frères qui ont tous faits dans les règles, se battent dans l'anonymat le plus total, malgré toutes mes conneries, je récupère des lauriers gratuits.
- M'man, ne sois pas déçue, mais je n'ai pas commis plus d'exploits que les autres pilotes américains ou anglais. Je pense surtout que les USA ont besoin de héros pendant cette période difficile et que la presse se saisit de tout ce qui peut essayer de remonter le moral aux américains.
Elle n'est pas déçue ma mother, trop contente de retrouver son aîné vivant. Elle me soigne aux petits oignons et j'ai droit à du café, des biscuit à la canelle accompagné d'un verre de Bourbon local. Le goût me rapelle instantanément la bouteille que j'avais partagée avec Gun et Cbal en Russi il y a à peine deux semaines.
Après un dernier café, je monte enfin me coucher. Ma chambre est telle que je l'avais laissée deux ans auparavant. Ma mère a soigneusement rangé la pièce et mon lit sentant bon le lin est fait. Je m'y plonge avec délectation.
Le lendemain c'est vendredi, j'aide mon père à charger le Stud et nous descendons à Cody livrer les planches à la gare. Je profite pour aller au Smooky m'excuser auprès d'Allison pour mon comportement du jour avant. Elle accepte en souriant. Mon cœur bat la chamade tant elle est belle. Elle accepte même un rendez-vous après son service. Je m'efforce d'être jovial avec les clients, mais le courant ne passe toujours pas. Il est visible que mon altercation avec les frères Cunningham a fait le tour du secteur. Lorsque je le rejoint un peu plus tard, mon père me fait d'ailleurs la remarque. Mais je suis plutôt surpris de le voir sourire. En effet, il ne porte pas vraiment les Cunningham dans son cœur et la réputation de bagarreur que je suis me faite en ville n'est pas vraiment pour lui déplaire. Pour le retour, je prends le volant, je me surprends à être heureux à conduire l'ancêtre. Le passage des vitesses demande un peu de dextérité et il est nécessaire de cisailler constamment avec le volant pour lui faire tenir une trajectoire plus ou moins rectiligne. Il est 4 heures lorsque nous sommes à la maison. C'est l'heure du goûter, du pain, du miel et du cidre. Pendant que je mange en contemplant les magnifiques montagnes qui entourent la propriété, mon père fait les comptes. On est loin des années fastes et quand les salaires seront faits, il restera juste de quoi nourrir la famille pendant une semaine. Je me surprends à aprécier cette vie à la campagne. En plus, je renoue avec Allison, ce n'est qu'une relation amicale pour le moment, mais j'ai espoir de pouvoir reconquérir son cœur.
Le lundi suivant, Mike Spencer le facteur, m'apporte un télégramme. C'est Cbal qui m'annonce qu'il vient me voir à Cody. Il arrivera par le train de 09h00 le lendemain. J'arrive au bout de ma permission. Dans deux jours, il faudra s'arracher à nouveau de cet endroit. Le lendemain, je descends à Cody chercher Cbal à la gare avec le camion. Je le retrouve resplendissant dans son tout nouvel uniforme marron d'officier de l'USAAF. Ses galons de majors brillent sur son col. Je suis heureux pour lui. Nous descendons au Smooky, pour boire un verre. Son entrée créer son petit effet. Je lui présente Allison.
- Ben Harry t'es un sacré cachottier! tu nous avais jamais parlé de cette miss?
Elle rougit, faut dire que Cbal est quand même un beau gosse. Pas touche hein!
On parle te tout et de rien. Puis il me sort un journal et m'invite a consulter la photo en troisième page en pouffant de rire.
- Vas-y Harry regardes!
J'ouvre le canard pour découvrir Gunter dans un uniforme blanc de l'USN. Il a sa casquette enfoncée jusqu'aux oreilles et est au garde-à-vous pour la remise de ses nouveaux galons. La photo est noir-blanc, mais on devine que sa tête doit être toute rouge coincée par son cou de taureau dans son col monté. Je m'esclaffe.
- Sacré Gunter va! J'ai l'impression que les Japonais vont vivre de durs moments... surtout s'il est fait prisonnier.
Cbal rit de bon cœur.
- Ouvres à la page 9 maintenant Harry.
A la page de 9, il y a une photo de moi dans mon cockpit. J'écarquille les yeux! Mille Millards mais où donc ce foutu reporter a pu faire cette photo? Je n'ai pas souvenir d'avoir été pris dans cette position. le commentaire qui suit est élogieux. On me classe parmi les 10 premiers pilotes US ayant atteint le score de 5 victoires et ainsi le statut d'as. J'y trouve également Gunter qui est loin devant avec ses 14 victoires et Cbal qui en totalise 8. On fait également mention du "célèbre" squadron 615 qui a accueilli à l'époque ces renforts américains très appréciés par les Anglais. Ben voyons, il ne manque pas de culot dans la presse ricaine. Hier un paria, aujourd'hui un héros. Cbal fait cadeau du journal à Allison qui s'empresse de le ranger sous le bar. J'essaye de rester modeste, mais avec les yeux qu'elle a cette fille, c'est impossible. Je perd mes moyens. Ca me met un peu de baume au cœur. Cbal ne voulait pas s'imposer chez nous et a loué une chambre à l'hôtel, mais il est hors de question que ma mère laisse un ami dormir ailleurs qu'à la maison. Au retour, Cbal paye un plein d'essence au camion. L'attention touche mon père. Et il ramène de Virginie un petit bibelot indien à ma maman. Son uniforme force le respect à mon père qui essaye de me charrier maladroitement.
- Ah voilà un bel uniforme fils! Je suis sûr que celui là t'irait bien mieux que celui que ta mère à mis deux heures à repasser cet après-midi.
Cbal en parfait gentleman évite d'évoquer mon refus de revenir dans l'USAAF et diplomate, explique à mon père les raisons qui nous ont poussé à entrer dans la RAF. Il trouve les mots pour expliquer des choses que j'avais jamais réussi à trouver jusqu'à maintenant. Je sais à quoi serve les amis!
Le lendemain, c'est l'heure de refaire ma malle. Je n'aurais pas pensé avoir au tant de peine à m'arracher de là. Je passe une mauvaise dernière nuit. Ma mère est en pleurs. C'est dur de la laisser comme ça. Sans mot, la mâchoire crispée, mon père nous conduit à Cody avec son camion. Il est troublé, mais ne verse pas une larme... en tout cas pas devant nous! Sur le quai, il y a également Allison. Son baiser et son parfum si doux resteront un long et doux souvenir bien après que Cody, ses maisons en bois et ses sapins enneigés, aient disparu derrière nous. Nous restons silencieux jusqu'à Cheyennes. Puis, le cours de la vie reprend gentiment. Cbal m'explique les ficelles de sa nouvelle fonction. Nous arrivons enfin à Chicago où nous passons une dernière nuit avant que le B17, après une escale à terre-Neuve, nous ramène enfin en Angleterre. Le 24 janvier 1942, je me retrouve dans la brume hivernale de l'aérodrome de Luton. c'est là que Cbal prend ses quartiers. Nous nous séparons en nous promettons mutuellement de se revoir... peut être en enfer. Je poursuis seul la route, jusqu'à Manston. Au milieu de la nuit, nous devons évacuer le train suite à une alarme d'attaque aérienne. A une vingtaine de mètres du ballast, j'observe les projecteurs fouiller le ciel à la recherche des bombardiers ennemis. De temps à autres le grondement sourd de la DCA résonne
- Des Ju88! Je me dits intérieurement.
Pas de doute, je suis de retour à la guerre.
Il est 07h00 du matin quand je me présente enfin à l'aérodrome de Manston. Je retrouve Archy et Fowly fringants et motivés à fond. Les autres profitent de leur permission et arriveront dans deux jours. Dans les hangars, je découvre nos nouvelles montures. Des Spitfire MkVb flambant neufs arborant sur le fuselage le traditionnel KW!
Le 615 est de retour!
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Ven 28 Oct - 1:19

'tain des fois je me demande où je vais chercher tout ça Laughing
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MessageSujet: LOOLL   Mer 23 Nov - 17:20

T'est pas Belge toi une fois ?? santa
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Mer 23 Nov - 19:32

waouh, y a quand meme un truc .. ;) ouaip comment fais tu.. euh tu matte tro pla téloche ou quoi ... ou alors tu temmerde au boulot.. lol, continue comme ça .. c'est tip top ;)
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Mer 23 Nov - 22:18

Franchement... je ne sais pas. Souvent, on dit que je m'inspire d'écrit existant ou de films, parfois, c'est vrai que des séquences de film apparaissent, souvent, je m'en rends compte après à la relecture...
J'écris la nuit, la solitude m'aide et j'écris, j'écris sans m'arrêter, les morceaux d'histoire se montent dans ma tête comme un puzzle, un bout d'histoire vécue au GEFUV, une autre sur HL en campagne, un peu de ma vie privée, un bout de celle de mes amis, le tout sapoudré d'imagination et voilà boum ça donne les Hurricane du Grand Nord ou la fameuse traversée birmane d'Archy. Il y a des personnages comme Gunter qui sont des icônes du GEFUV, tellement facile de mettre en scène Laughing . Des fois je rigole tout seul devant mon écran, des fois une larme... study
Ecrire m'aide aussi à évacuer le stress et me débriefer d'événements difficile vécus par le passé ou au quotidien dans mon boulot... Enfin, parfois mes textes sont durs ou peuvent gêner.. j'en suis conscient, parfois un peu trop tard. C'est pour cela que certains disparaissent sans tambour ni trompette! ;)
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MessageSujet: Re: Les Hurricane du Grand Nord   Dim 27 Nov - 18:15

Génial ! santa

Je viens de finir Un du Normandie-Niémen, alors ça tombe bien !

J'imprime tout ça et me le met de côté pour un de ces soirs dans le canapé !

Merci Harry.
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Les Hurricane du Grand Nord

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