
GEFUV
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615sqn_kierkegaard Flying Officer

Inscrit le : 27 Mar 2006 Messages : 538 Localisation : Au bout d'un parachute...
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Ven 28 Sep - 8:15 | |
| Toujours aussi bien ecris... j'en ai les pieds gelés rien qu'a la lecture
.... et au final c'est toujours aussi dérangeant de faire des critiques , surtout qu' elle ne sont pas dramatique : juste quelques chars cités mais pas encore produit en 43.
Coté allemand :
Pas de Jagdpanther, il apparait mi-44, et connait ses premiers combats en juillet 44 en Normandie. A sa place, il y avait quelques ferdinand/elephant, en gros un canon de 88 "long" (le même que celui du jagdpanther, ou du tigre II), monté sur les chassis de tigre construit par Porshe, sous une boite en acier pratiquement indestructible, sauf par l'infanterie. Sinon, il y avait aussi le Nashorn, qui porte le même canon, mais sur un chassis de panzer IV, le tout sans protection ou presque.
Coté russe :
Pas de T34/85 (comme le Jadgpanther : printemps 44), mais des su-85 : le canon de 85 est directement monté sur le chassis du T34, dans le style du stug (ya des copieurs on le sent ). Pas d'IS2 non plus, par contre il devait y avoir encore des KV1 (ptete en version KV1S), pratiquement indestructible mais avec un canon de T34 (76.2mm).
Enfin bref, rien d'important, ca joue aucun rôle dans le recit, c'était juste parce que ca me titillait. Alors pas taper pas taper  _________________ C'est celui que vous n'avez pas vu qui vous descendra
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|  | | 615sqn_harry Wing Commander


Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 5636 Localisation : Al Fayat
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Ven 28 Sep - 21:05 | |
| ET c'est maintenant que tu le dits??? Quand j'ai 62 pages A4 de blablas derrière moi.
Ok je vais tout reprendre et corriger au fur et à mesure. _________________
 "Jamais dans l'histoire, un si petit nombre d'hommes, n'a tenu entre ses mains le destin d'un si grand nombre" W. Churchill |
|  | | RTA_Oscarbob Major


Age : 95 Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 7660 Localisation : (en bas à droite)
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Ven 28 Sep - 21:15 | |
| Ah bin non ! Moi aussi j'ai tout mis sur Word au fur et à mesure !!! Faut tout que je recolle ! Kier au piquet !!! _________________ ...a stulto undique caveto !
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|  | | RTA_Redfox Captain


Age : 39 Inscrit le : 06 Nov 2005 Messages : 4669 Localisation : Tuskegee airport
 | |  | | 27Pzd_Julius

Inscrit le : 11 Avr 2007 Messages : 60
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Sam 29 Sep - 15:15 | |
| | Vive nous! (Vive l'oberleutnant!) |
|  | | 27Pzd_Kowalski

Age : 41 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 170
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Jeu 4 Oct - 15:50 | |
| Kupferschmied débouche dans la pièce tout essoufflé. - Oberleutnant, venez voir! Il est tout rouge, ces yeux brillent. Sans nous attendre il fait demi tour et descend les escaliers en catastrophe. Nous le rattrapons au sous-sol. Il ouvre une porte et nous invite à pénétrer dans une immense cuisine. - Regardez ça! L'Unteroffizier de cuisine Kupferschmied est aux anges. Il virevolte d'une armoire à l'autre. Nous montrant des centaines de services en porcelaine blanche. Des fourchettes, des couteaux et même des verres à pieds de toutes tailles. La cuisine elle-même semble parfaitement agencée. Au centre de la pièce, il y a deux grands plateaux de cuissons alimentés par des feux de bois. De grosses canalisations évacuant la fumée filent vers le plafond, courent le long de la parois et quittent la pièces vers l'extérieure. A côté des plateaux de cuisson, il y a deux tables en bois épais, servant à la préparation des mets. Des dizaines de casseroles en fontes et en cuivre encaustiqué pendent au plafond. Des ustensiles de cuisine de toutes sortes sont alignés comme à la parade sur de longs supports fixés au plafond au dessus des cuisinières. Un deuxième plateau de cuisson est accolé contre le mur du fond, les trappes en fontes permettant d'accéder aux foyer sont ouvertes, des tisons sont accrochés à des barres où pendent également de grands linges blancs. Deux grosses bassines supportées par des tréteaux en bois font office d'évier, des tuyaux d'eau actionnés par des pompes à mains plongent dans les grands récipients. Deux énormes marmites en fonte posées à même un foyer sont posées à leur droite contre un mur de briques, au-dessus une grand hotte évacue les vapeurs et fumée. Au plafond, l'éclairage est assuré par d'immenses lustres en fonte surmontés d'une bonne trentaine de bougies. Au fond à droite, encadrée par deux lourdes porte en bois, il y a une immense cheminée surmontée d'une poutre. Au centre, de celle-ci une broche capable de recevoir un bœuf entier traverse de part en part l'âtre. Un ingénieux système à balancier permet à l'ensemble de tourner sans effort. A l'opposé de cette cheminée le mur est recouvert d'une bonne vingtaines de stères de longues bûches de hêtre. Nous restons un instant muet devant le luxe de cette installation et surtout la propreté dans laquelle elle se trouve. Fritz s'approche, il est essoufflé notre valeureux cuisinier: - Et ce n'est pas tout... Il me prend par le bras et m'éloigne du groupe de soldats. - Est-ce que je peux être seul avec vous Oberleutnant... ainsi que le Leutnant Willsdorff naturellement... Je suis perplexe: - Ah bon, avez-vous un secret si important que les soldats qui sont ici présents n'ont pas le droit de savoir. Il m'implore des yeux. - bon... bon ça va. Allez les gars sortez de la cuisine. Willsdorff vous pouvez rester. En maugréant, les gars quittent le local. Dès que nous sommes seuls, Kupferschmied qui semble dans un état d'excitation extrême nous entraîne vers deux petites portes cloisonnées qui encadrent la cheminée. Il ouvre la première. Elle donne sur une longue pièce et ce qui se trouve à l'intérieur nous laisse muet pour quelques minutes. La première chose que nous voyons, ce sont des dizaines de gros jambons fumés pendant au plafond. En travers du local, des milliers de saucisses de différentes variétés pendent après de longues baguette de bois. Plusieurs dizaines de gros tonneaux dont les couvercles sont recouverts de lourdes pierres emballées dans un linge s'alignent sur notre gauche. Fritz nous les indique au passage: - Choucroute... En face, sur de large étagères, des sacs contenant de la farine et du sucre sont entassés l'un sur l'autre. Des boîte en fer blancs sont marquées cannelle, poivre, sel, cumin, noix de Muscat, etc.... Des pots ventrus de confitures sont déposés sur des étagères par dizaine. Nous pénétrons dans cette cave aux 1000 merveilles. Fritz se précipitent au fond, il plonge la main dans une grande caisse en bois et en extirpe un poignée de pommes de terre. Il a les yeux brillants et rigolards comme un enfant devant un sapin de Noël illuminé. - Regardez! De bonnes grosses pommes de terre, des centaines de kilos de pommes de terre! Et là... Il plonge la main dans une autre caisse. - Des pommes de garde. Il croque à pleines dents dans le fruit jaune. Il pleure, rigole, de grosses larmes roulent sur ces joues joufflues. La bouche pleine, il crache des morceaux en parlant. - Ches 'ommes ont le même goût que celle du verger de mon père...miam! Je suis ému devant cet homme heureux, . Il met la pomme entamée dans sa poche et sort de la cave en courant. - Venez, venez ce n'est pas tout! Il se dirige vers l'autre porte qu'il ouvre. Il s'agit d'une autre cave. Plus fraîche que la première. A notre gauche, des casiers contiennent des dizaines de bouteilles de vin. Rouges, blancs, rosés, il y en a de toutes sortes et de toutes origines. Des Rheinlander allemands, mais aussi, des vins français et italiens. Et puis du champagne et des bouteilles d'alcool fort, du Cognac, du Calvados et des liqueurs italiennes. A droite de la pièce, de nouvelles étagères recouvertes de casiers avec des oeufs et de grosses mottes de beurre frais. Il en casse un dans sa main droite, du jaune d'œuf suinte entre ses doigts boudinés. - Regardez, pas pourri. Il hume en connaisseur les restes de l'œuf. - Maximum 4 jours. Il se retourne plante son doigt délicatement dans le beurre qu'il goûte. - Excellent, pas rance. Il palpe maintenant en connaisseur de grands quartiers de bœuf pendus au plafond. - Juste faite comme il faut. Il faudra les manger ces prochains jours, c'et de la viande fraîche, ça ne va pas tenir pendant des mois... Willsdorff s'est approché des casiers à bouteilles. Il en sort une pensif qu'il me montre. - Regarde Heinrich... du whisky écossais. Il prend une autre bouteille. - Et là une bouteille de vin de la région de Konstanz. J'ai l'impression que nous avons mis les pied dans le trésor de guerre d'un de nos grands pontes. Qu'en pensez-vous? Il a raison Willsdorff. Je reste un moment silencieux. je comprends maintenant pourquoi Fritz ne voulait pas que les autres soldats aperçoivent toutes ces victuailles. Le pillage serait rapide et irrémédiable. - Je pense que tu as plus que raison Willsdorff, mais le propriétaire a visiblement évacué les lieux avant notre arrivée et je vous rappelle que c'est l'Etat-Major à Manstein lui-même qui nous a envoyé ici. Il devait quand même connaître la situation de cette ville non? Dans tous les cas, je décrète que le contenu de ces caves nous appartient désormais et qu'il sera mis à disposition du chef de cuisine Kupferschmied qui va rapidement se constituer une équipe d'aides de cuisine. Les hommes mangeront par tournus dans la grande cantine au rez-de-chaussée. L'alcool ne sera servi que pour les occasions particulières. De toute façon, il n'y en a pas assez pour tout le monde. J'ajouterai, Fritz, que vous êtes responsable de ces locaux. Vous constituerez un tournus de garde pour surveiller les lieux. Willsdorff je pense qu'il serait judicieux pour le moment de ne pas parler de ce qui se trouve ici aux hommes. _________________

Dernière édition par le Jeu 4 Oct - 15:55, édité 4 fois |
|  | | 27Pzd_Kowalski

Age : 41 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 170
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Jeu 4 Oct - 15:50 | |
| Même s'ils finiront bien par le savoir, le plus tard sera le mieux, le temps que Kupferschmied organise sa garde et ses équipes. Je regarde Willsdorff et Kupferschmied pour m'assurer qu'ils ont bien compris le message. Ce qui me semble être le cas. - Bien, je crois que c'est clair! Kupferschmied, que pensez-vous nous préparer pour le souper ce soir. Il rayonne de bonheur Fritz. Il roule des yeux passionnés. - Ce soir... bouillis de boeuf pour tout le monde, avec patates! Demain choucroute. La cuisson démarrera tôt demain matin, avec du jambon, des saucisses et des pommes de terre.. Il rayonne de bonheur à l'énoncé du menu. Il se frotte les mains de satisfaction. Nous quittons la cuisine. Un peu plus tard, je convie Willsdorff Kilh et Golgoth à la cuisine. Fritz a déjà allumé les foyers. Dans la cheminée brûle un grand feu. Kupferschmied a envoyé une équipe chercher du bois dans une forêt avoisinante avec un Kfz. Golgoth et Kilh qui découvrent les lieux sont également enthousiastes. - Ca va être une magnifique surprise pour les hommes. S'adressant au cuisinier. Kilh l'interroge sur la quantité de réserve pour nourrir 300 personnes. Il a vêtu un large tablier blanc notre brave Bavarois. Il sort de la cave avec une bouteille de Gewurtz Traminer alsacien et 5 verres. Nous nous asseyons autour d'une table Pendant qu'appliqué, Golgoth rempli les verres, assis les jambes écartées sur un tabouret de bois, Fritz sort un bout de papier chiffonné. - Bon, j'ai fait un rapide calcule... Il y a des quantité importante de nourriture mais on en aura pas pour si long si nous ne prenons pas un minimum de précautions. Nous avons quand même 300 hommes à nourrir, ce qui n'est pas rien, en plus avec ce froid de canard, il vont bouffer comme deux. Comme ça, à vue de nez, je dirais que nous pourrons tenir jusqu'à fin décembre. Bien sûr, il n'y aura pas des repas importants à chaque fois, mais les hommes auront deux repas chauds par jour ce qui est exceptionnel dans les conditions actuelles. Une soupe avec du pain et un morceau de fromage plus un bon menu avec de la viande presque chaque jour. Je vais garder quelques gâteries pour Noël... c'est dans moins d'un mois maintenant. De mon côté, j'organise le quartier général dans le bureau du premier où crépite maintenant un bon feu dans la cheminée. Une douce chaleur a remplacé le froid glacial de notre arrivée. J'ai récupéré quelques bouteilles dans la cuisine et je les ai mises sous clef dans un buffet. Vers 1600, alors que rêveur je regarde les flocons de neige virevolter dans le ciel gris d'Ukraine, Willsdorff apparaît en tapant des pieds à l'entrée du local pour faire tomber la neige qui s'est accumulée sur ses chaussures. sa longue capote et son calot en sont également recouverts. Après s'être épousseté, il accroche son lourd manteau de laine et son bonnet au patère. Tout en se frottant les mains, il s'approche du feu pour se réchauffer. - C'est bon nos équipages sont bien logés. J'ai trouvé une fabrique de tracteurs juste de l'autre côté de la place. Les chars endommagés sont à l'abri et les mécaniciens s'emploient déjà à la réparer. Les mécaniciens logent dans les étages. Il y a des pièces avec des chauffages qui sont assez confortables. Pour les équipages, cela dépend de l'endroit où ils sont. Il s'approche de la table où il déplie une carte. - Regardes, j'ai trouvé une carte de la ville. Il m'indique diverses positions entourées au crayon de papier. - On ne peut pas tenir toute la ville avec juste 9 tanks, alors j'ai axé la défense sur le centre ville qui est entouré de grands axes que l'on peut facilement couvrir par des tirs croisés de canons antichars combiné avec nos chars. Là également, les hommes sont cantonnés sur leur position dans différents immeubles. Du côté de Kilh, il me semble qu'il a trouvé quelque chose en face de la grande, là-bas. Il se rend près d'une grande fenêtre et m'indique un grand bâtiment assez cossu qui se trouve en face de "l'hôtel-de-ville". - ... Ca doit être un hôtel ou un truc comme ça. Au même moment, les bottes du Leutnant Kilh résonne dans le corridor. Il fait apparition dans l'encadrement, il a l'air satisfait. Après s'être débarrassé de la neige qui recouvre sa veste camouflée de soldat de montagne et sa casquette, il nous rejoint en se frottant les mains. - Messieurs, je ne croyais pas il y a encore quelques heures que cette nuit, mon régiment dormirais dans un hôtel 5 étoiles. Je ne sais pas qui a pris la décision en haut lieu de nous isoler ici, mais mine de rien, je trouve que l'endroit est parfait pour reprendre notre souffle. Un peu plus tard, Golgoth qui a terminé sa tournée d'inspection nous rejoint également. Je sors une bouteille de Calva du buffet et je remplis trois verres. L'ambiance est plutôt détendue et nous discutons de tout et de rien. Les gars me regardent un peu surpris. - Pourquoi se priver Messieurs. De toute façon, il y a bien des chances que nous devions évacuer ce coin bien avant d'arriver au bout du stock qui traîne en bas... De qui émanait l'idée de nous cantonner à Zhitomir? Nous allions savoir assez rapidement. Le même soir, un Kubelvagen et un camion rempli de soldats allemands faisait leur apparition devant le perron de mon QG. Le colonel Milow qui conduisait lui-même le petit tout-terrain sorti du véhicule, de même qu'un capitaine qui l'accompagnait. Depuis, la fenêtre, nous le voyons monter vers nous. Prestement, Willsdorff a rangé la bouteille et les verres dans le buffet qui tout aussi prestement, est refermé. Nous prenons positions devant la carte avec des mines aussi concentrées que possible, ce qui nous fait presque rire. Alors que les pas de Milow et de son officier d'Etat Major résonne dans le couloir, je m'efforce de trouver un sujet de discussion. Lorsque Milow apparaît dans l'encadrement de la porte, il découvre 4 officiers penchés consciencieusement sur la carte de Zhitomir et discutant de la position des pièces antichars de feu le régiment du Major Gladbach. Nous feignons de ne pas le voir quelques secondes. Et puis, soudainement, il se met à rire à gorge déployée. Instantanément, comme si on était complètement surpris par son arrivée, nous nous mettons au garde-à-vous. Je fais l'annonce réglementaire. - Oberleutnant Kowalski Oberst Milow! Chargé de la défense de Zhitomir! Tous les hommes en position à leurs postes. Etat-Major au complet en discussion sur... sur la logistique. J'ai hésité, mais c'est à peine si Milow m'a écouté. Il rigole de plus belle, le capitaine qui est avec lui aussi se met à rigoler. Il ne m'est pas inconnu ce capitaine. Il porte d'ailleurs l'uniforme des panzer garni de nombreuses décorations. Milow s'approche de notre table jette un bref coup d'œil à la carte et me donne une puissante claque dans le dos. - Bon Kowalski, c'est bien, mais vous êtes aussi bon officier de chars que comédiens. Simplement, la prochaine fois dites au Leutnant Kilh de ne pas trop s'approcher de la fenêtre en pleine lumière un verre à la main. Pendant que le visage de notre camarade Kilh passe par toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, Milow reprend plus sérieux. - Je vous présente le capitaine Gerber, je pense que vous le connaissez? Bien sûr que nous le connaissons, surnommé Panzer Gerber, c'est un as des panzer division en Tigre. Milow de son côté ne semble pas outre mesure choqué par notre petite mise en scène. Au contraire il en ait plutôt amusé. Il continue. - Alors Kowalski, comment trouvez-vous vos nouveau quartiers? Je réponds d'un ton pas très sûr: - Bien, bien mon colonel, pour le moment nous sommes plutôt bien installés et l'ennemi semble loin de notre position! Lentement, il retire sa capote qui rejoint les nôtres au patère à l'entrée. Panzer Gerber fait de même. _________________

Dernière édition par le Jeu 4 Oct - 15:52, édité 1 fois |
|  | | 27Pzd_Kowalski

Age : 41 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 170
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Jeu 4 Oct - 15:51 | |
| Ce sont deux officiers du front, des vrais, leurs uniformes usés et poussiéreux, pas des fantoches braillards obnubilés par les règlements et autres contraintes disciplinaires inutiles et stupides. Milow s'assied à la table et s'adresse à Kilh. - Bon Leutnant, faut-il que je vous donne un ordre ou vous allez me sortir tout seul la bouteille que vous avez planquée tout à l'heure. allez hop hop hop. Gêné, Kilh ouvre le buffet, sort la bouteille et nos verres. Il en manque deux. Il se précipite à la porte et interpelle le Feldwebel Archy responsable du corps de garde dans le bâtiment en gueulant dans le corridor: - Fledwebel Archy! Le grand mitrailleur apparaît au pas de course dans le corridor. - Ouai ouai on vient! Ca ne va pas de gueuler comme ça! Qu'est-ce qui te prend? Lorsqu'il aperçoit Milow et Gerber il reste paralysé quelques instants. Ses yeux roulent du colonel à Kilh et à Gerber qu'il reconnaît également. - Oh merde... je... je suis désolé Leutnant, je ne savais pas que vous aviez des visites. Pendant que le visage du Leutnant en question repasse pas une jolie teinte cramoisie, il présente de plates excuses au colonel Milow et au capitaine Gerber. Milow l'interpelle. - Venez, venez Feldwebel Archy, entrez. Le sous-officier supérieur qui porte de magnifiques bottes du NKVD et un Tokarev à la ceinture pénètre gêné dans la pièce. Milow poursuit: - Asseyez-vous. Kilh, allez donc chercher deux verres, non, trois, votre sous-officier prendra bien un verre avec nous n'est-ce pas? Sans un mot, le jeune Leutnant disparaît en direction de la cuisine. Mal à l'aise, Archy s'assied en notre compagnie. Il louche avec de gros yeux sur la bouteille. Milow est amusé par la situation. Il s'approche, complice, vers le Feldwebel: - Savez-vous que les caves de cette baraque miteuse regorgent de ce genre de bouteilles Feldwebel? Ainsi Milow est au courant. Il s'adresse à moi. - Kowalski, ne me dites pas que vous n'avez pas encore visité les caves de votre palais? Je suis bien obligé de lui admettre que Fritz Kupferschmied a déjà pris position dans la cuisine et fait l'inventaire complet des caves. - Et bien oui Herr Oberst, nous avons déjà découvert les caves. Nous avons d'ailleurs déjà organisé l'équipe de cuisine qui est secondée par une section qui s'occupe de la garde des lieux. Alors que Kilh réapparaît avec les deux verres, Milow s'appuie contre le dossier de sa chaise. - Bien, bonne initiative Kowalski. S'adressant à Kilh. - Donnez moi cette bouteille Leutnant, je vais me charger de faire le service. Et nous voilà, attablé avec un Colonel qui nous rempli nos verres à ras bord, un as des panzer division et un Feldwebel spécialiste à la MG42. Le front est regorge quand même de situation cocasse parfois. Milow lève son verre. - Désolé, j'ai laissé mon dernier intendant à Orel dans les restes de mon poste de commandement! Comme je commence à coûter cher en intendant à la Wermarcht, j'ai décidé de m'en passer. Santé! Au survivants qui verront bientôt le bout de cette guerre, mais pas avant d'avoir fait exploser quelques uns de ces salopards de Communistes, belles bottes au fait Feldwebel... Et il descend cul sec le verre de Calva. Nous faisons de même. Il reprend. - Bon il est quand même temps que je vous annonce l'objet de ma visite. Il ne s'agit pas d'une tournée d'inspection je vous rassure. Juste vérifier que vous êtes bien installés. Voyez-vous Kowalski, cela fait quelque temps que j'entends parler de la 27ème division de chars. Vous et vos hommes faites quand même partie de nos meilleures troupes d'élites dans ce secteur du front. Même après la difficile disparition de ce brave Wolfgang Haenig, c'était un copain de classe Haenig. Nous avons fait l'Espagne ensemble et tout le reste même. Ce que je dit est également valable pour vous Kilh, votre régiment est très efficace, si, si je vous l'assure. Le seul problème, pour Kilh c'est que vous avez été intégrés par la force des choses au 27ème qui est un bataillon disciplinaire. Et que les bataillons disciplinaires n'ont pas droit aux permissions. Il s'adresse à Golgoth: - Dites-moi Leutnant, depuis quand n'avez plus eu la chance de retourner en Allemagne? Golgoth qui regarde pensif le fond de son verre répond. - Je ne sais pas... enfin si je le sais, depuis janvier 1942, juste avant de rejoindre la 5ème compagnie de la 27ème Division de chars à Hambourg ... Milow poursuit: - Et vous Willsdorff, votre père n'est pas le fameux Oberleutnant Willsdorff? Commandant des forces aéroportée de la Luftwaffe, qui a notamment participé à l'invasion de la Crête? Willsdorff acquiesce de la tête. - Je dois vous transmettre les salutations de votre paternel. Il a rejoint les rangs de l'instruction. Il va très bien. Il m'a prié de vous dire qu'il allait bien... Milow lui fit un clin d'oeil. Comme moi, Willsdorff qui avait rejoint notre division dans des conditions pour le moins douloureuse avait rompu tout contact avec sa famille. Il n'en parlait presque jamais. Will lui répond gêné. - Je lui écrirais... promis. Milow se lève d'un coup. - Bon, donc tout ça pour dire que je vous connais trop bien pour savoir que les médailles et les grades vous vous en foutez comme de première chemise. Comme les permissions sont de toute façon annulées pour tout le monde. J'ai trouvé ce coin pour que vous puissiez venir vous y reposer quelque temps. Qu'en pensez-vous? Je me redresse: - Merci mon colonel, je commence de comprendre maintenant. Mais j'ai quand même une question. A qui appartiennent toutes les victuailles qui sont là en bas? Milow sert un nouveau verre de Calvados à tout le monde. Il me fixe dans les yeux. - Appartenait vous voulez dire Kowalski. C'était les quartiers de notre cher Sturmbannführer Koller. Vous avez fait connaissance avec lui il y a quelques semaines je crois? Je reste choqué par cette affirmation: - Quoi... le quartier général de Koller... mais... mais Herr Oberst, s'il revient, je vais être exécuté sur le champ avec tous les raffinements possibles dont sont capables les SS. Milow sourit doucement. - J'ai assisté à votre discussion, vous savez lorsque le jeune Tafner portait la veste du Hauptsturmführer Steinmetz. Vous avez eu de la chance ce jour là. Quelques heures plus tard, Koller passait sa colère sur une de mes sections d'artillerie. Douze hommes descendus comme des chiens. Son verre tremblait. j'ai dû écrire aux familles. Il vide son verre d'un trait. - Il a une semaine... Koller et ses hommes ont été pris à parti par une escouade russe, enfin russe, c'est ce qui se dit, ses hommes sont tous tombés où sous les armes, parfois à l'arme blanche, Koller, lui, a été écrasé sous les chenilles d'un char. On l'a entendu hurlé loin à la ronde... Ce qui est curieux, c'est qu'on a jamais retrouvé la trace de cette escouade russe, ni de ce char d'ailleurs, qu'on se demandait ce qu'il pouvait bien foutre là si loin de leurs lignes. Il se sert un nouveau verre. - Leurs corps ont été enterrés dans une grande fosse... la même où ils avaient ordonné à mes hommes d'ensevelir leurs camarades. Quel dommage de si jolis uniformes, si vous aviez vu ça... Il soupire un coup. - Je n'ai pas écrit à leur famille... Soudainement, alors que l'ambiance est glaciale malgré la douce chaleur diffusée par le foyer qui crépite tranquillement, Milow se redresse et sourit: - C'est pourquoi je me suis dit que votre division serait parfaitement à son aise ici. _________________
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|  | | RTA_Redfox Captain


Age : 39 Inscrit le : 06 Nov 2005 Messages : 4669 Localisation : Tuskegee airport
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Jeu 4 Oct - 18:15 | |
| Le WE du 14 Octobre; je retourne dans ma ville de naissance: SAUMUR...je vais revisiter le musée des blindés (le plus beau)..j'emmène le numérique et je vous concocte un petit reportage  _________________

http://flyingtagger.blogspot.com/ |
|  | | 615sqn_Volta Flying Officer


Inscrit le : 26 Juil 2006 Messages : 3013 Localisation : Dans les cieux en Avion
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Jeu 4 Oct - 18:27 | |
| | RTA_Redfox a écrit: | Le WE du 14 Octobre; je retourne dans ma ville de naissance: SAUMUR...je vais revisiter le musée des blindés (le plus beau)..j'emmène le numérique et je vous concocte un petit reportage  |
C'est cool merci Redfox  _________________ "The Battle of France is over, I expect The Battle of Britain is about to begin" Winston Churchill
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|  | | RTA_Oscarbob Major


Age : 95 Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 7660 Localisation : (en bas à droite)
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Jeu 4 Oct - 18:42 | |
| erf j'aimerais trop visiter ce musée ! Merci Red ! _________________ ...a stulto undique caveto !
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|  | | RTA_Redfox Captain


Age : 39 Inscrit le : 06 Nov 2005 Messages : 4669 Localisation : Tuskegee airport
 | |  | | 615sqn_William Flying Officer


Age : 19 Inscrit le : 26 Oct 2005 Messages : 890 Localisation : A défilement de tourelle
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Ven 5 Oct - 16:01 | |
| | RTA_Redfox a écrit: | Le WE du 14 Octobre; je retourne dans ma ville de naissance: SAUMUR...je vais revisiter le musée des blindés (le plus beau)..j'emmène le numérique et je vous concocte un petit reportage  |
Si tu passes sur la Flèche, préviens, on pourrait peut-être aller se prendre un verre ! _________________
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|  | | 27Pzd_Kowalski

Age : 41 Inscrit le : 09 Avr 2007 Messages : 170
 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Mar 16 Oct - 0:27 | |
| La discussion se poursuivait désormais de manière plus détendue. Le Hauptmann Gerber discutait passionnément de tactique et de la manière d'utiliser un Panther. L'ambiance était bonne et une délicieuse odeur de cuisine commençait d'embaumer les lieux. Willsdorff se leva: - Bien Messieurs, je vous laisse, je vais organiser le premier tournus du repas du soir. Il regarde ça montre: - Je leur accorde une heure... ça va comme ça Oberleutnant? La deuxième équipe mangera ainsi vers 2000. Je lui fais un petit signe d'approbation. Kilh se lève à son tour. - Bien j'y vais aussi, à toute à l'heure. Les deux officiers quittent le quartier général. Milow me regarde l'air malicieux. - Et bien si nous allions regarder à quoi ressemble cette cuisine Kowalski? Nous quittons à notre tour la pièce, laissant seul le Feldwebel Archy qui commande la garde du quartier général. Il faut voir Kupferschmied dans sa cuisine. Il virevolte d'une casserole à l'autre, secouant ici d'une main une poêle grande comme une roue de char remplies de rondelles de pomme de terre rissolant dans du beurre. Puis il file deux mètres plus loin et gueule sur un aide de cuisine: - Karl, alors, ces oignons, c'est bientôt fini? Il vous faut quand même pas 20 minutes pour hacher 15 kg d'oignons mille milliards! Allez poussez-vous, allez vous occuper des haricots... Il saisi le couteau de cuisine et rapide comme l'éclair coupe le solde d'oignons en moins d'une minutes. Il saisi la planche sur laquelle sont disposés plusieurs deux gros tas d'oignons hachés et de carottes coupées en dés. Il traverse la cuisine à grands pas s'approche de deux énormes marmites ou cuisent un odorant ragoût il déverse les carottes puis toujours à grands pas se rend vers celles du font où mijotent des haricots secs et y jette adroitement les oignons. Il regarde l'heure à sa montre gousset, écluse cul sec un verre de blanc au passage et nous aperçois enfin. Les ordres claques, les aides de cuisine se mettent au garde-à-vous devant leur poste de travail. Fritz se précipite vers nous pour annoncer son équipe réglementairement. Il a visage tout rouge en sueur. Milow le renvoie à ses fourneaux en souriant: - C'est bon Kupferschmied, c'est bon, donnez le repos à vos hommes avant que tout votre travail ne s'en aille en fumée. Dites-moi, ça a l'air rudement bon ce que vous préparez là? Notre chef de cuisine est mal à l'aise, je lui fais un signe de la tête qu'il n'a rien à craindre. Il se détend et après quelques minutes il discute avec Milow et Gerber comme s'il était un grand chef de cuisine indiquant à ses invités son activité. Lorsque nous quittons la cuisine Milow murmure: - Et dire que Steinmetz voulait l'écraser sous les chenilles de son Tigre... Ainsi, il avait bien assisté discrètement à la délicate discussion avec Koller. Lorsque la première volée de soldats arrive dans la grande cantine, ils regardent avec des yeux étonnés les services sur les tables. Ils se précipitent pour prendre place dans un joyeux brouhaha. Les remontes plats fonctionnent à pleine vitesse et les premiers plats apparaissent sous les hourras. Nous passerons ainsi, depuis fort longtemps à une soirée magnifique. Milow pris la parole en leur indiquant la raison de leur présence à Zhitomir. Il leur rappela toutefois que la guerre continuait et qu'il faillait qu'ils restent vigilant. Milow et Gerber nous ont quitté le lendemain après une dernière poignée de main. Les journées s'annonçaient belles à Zhitomir. Malgré la neige, les gars qui n'étaient pas de corvées de garde où de bois, car il fallait bien reconstituer la réserve de la cuisine, passaient leur temps à jouer aux cartes ou à des jeux d'hiver, des luges ou des skis leur permettaient de s'adonner aux joies des sports d'hiver. Ainsi, nous sommes arrivés au 25 décembre, jour de Noël 1943. La salle avait été magnifiquement décorée par une section du régiment de Kilh, avec des guirlandes de sapins et de buis. Un sapin avait été dressé au mieux de la pièce et des boules en bois peintes le garnissait. En bas à la cuisine, Kupferschmied avait préparé un repas somptueux avec entrée et dessert. De nombreuses bouteilles de vin avaient été disposées sur les tables décorées avec des couronnes de dar surmontées de bougies. La fête allait être belle. Golgoth souhaitait alléger l'équipe, mais je m'y suis opposé, comme un pressentiment, c'était une soirée parfaite pour l'ennemi et je redoutais une incursion russe, même si ces derniers devaient, selon les dernières nouvelles se trouver à plus de 200 kilomètres de nous. Au contraire, j'impose à mon petit état-major une garde renforcée. Lorsque la deuxième équipe arrive, je suis un peu en soucis. Pas mal de soldats de la première tournée rejoignent leur poste alcoolisés. Vers 2300, alors que les premiers chants de Noël fusent, je rejoins mon bureau. Je le retrouve dans une température glaciale. La garde a oublié d'alimenter le feu et seules quelques braises rougeoyantes brillent dans la pénombre. J'allume les bougies et dépose quelques bûches dans l'âtre. Je souffle gentiment, jusqu'à ce que de petites flammes se mettent à lécher les belles bûches en hêtre. Le feu a repris, je m'approche de la fenêtre, à l'extérieur, la neige tombe de plus belle. Il y en a maintenant presque deux mètres de plus que lorsque nous sommes arrivés, il y a trois semaines. En bas, je vois les igloos construits par les hommes dans la journée, un sapin de Noël a été dressé à l'extérieur, quelques modestes guirlandes y ont été accrochées. Je suis triste, dans le froid de mon QG, je pense à ses nombreux soldats pleurant au souvenir de leur famille abandonnée en Allemagne. C'est Noël, mais le cœur n'y ait pas. Noël c'est une fête en famille, pas un événement à fêter en pleine guerre à des milliers de kilomètres de son foyer par un froid polaire. C'est pour cela que je n'ai rien dit quand j'ai vu certains soldats complètement saoul. Je sais que c'est dangereux, mais que peut-on y faire. Boire pour oublier, comment peut-on renoncer à boire si c'est juste pour oublier toutes les atrocités auxquelles nous assistons au quotidien depuis des années. J'ai envie de faire comme eux, je regarde les verres, la bouteille de Calva sur mon bureau, me saouler, puis marcher droit devant moi dans la steppe russe, me laisser envahir gentiment par le froid, tomber doucement dans la neige et me laisser partir pour un monde meilleur. Mais quelque chose me retient, je ne sais pas... si enfin, je le sais bien. C'est cette volonté terrible du survivre qui habite tout homme. Celle qui m'anime depuis que j'ai rejoins la 27ème Pzd, un bataillon disciplinaire où les chances de survie sont infimes. Et puis, j'ai l'impression d'être indispensable, j'ai promis à Haenig de ramener Tafner. Quelle connerie, comme si je pouvais intervenir sur le destin d'un camarade lorsqu'il est dans son char parfois à plusieurs centaines de mètres de mon tank. Pourtant cette promesse, c'est comme une bouée de sauvetage à laquelle je m'accroche pour ne pas me laisser sombrer. Qu'adviendra t'il si un jour Tafner se fait tuer? Mais bon il y a aussi, Volta et Julius, tiens, parlons en de ces deux là, ça fait un moment que je ne les ai plus vu. Ils vivent leur vie du côté du garage de tracteur depuis que nous sommes à Zhitomir. Il ont profité des ateliers pour effectuer une grosse révision à notre chasseur de chars. Je souris à la pensée de leur sacré tête de bois. Il me manque mes deux olibrius, j'irais leur rendre une petite visite tout à l'heure. Ils faisaient partie de la première équipe, ils doivent avoir rejoint leur garage et participe probablement aux tours de garde. Eux qui adorent jouer aux fantassins, ils doivent pester comme des beaux diables. Je m'approche de la table, si ce Noël 1943, ne serait pas tout simplement l'occasion d'écrire à mes parents. Je m'assieds, ouvre le tiroir à ma droite ou se trouvent des feuilles de papiers. Je prends mon crayon et j'écris. "Chère maman, cher papa, je me suis enfin décidé à vous donner de mes nouvelles...." et j'écris, j'écris, parfois, en évoquant un souvenir, les larmes remplissent mes yeux, je vide alors d'un coup mon verre de Calva, et de continue. "...Voilà en espérant que nous puissions nous revoir bientôt, votre fils qui vous aime". Je signe et je glisse la lettre dans une enveloppe que je mets dans la poche intérieure de ma vareuse de tankiste. Je finis la bouteille. il est tard dans la nuit à présent. ma montre indique deux heures du matin. Je suis fatigué, je m'approche de mon lit de camp que j'ai installé dans le QG, je dors là. Je regarde une dernière fois les flocons de neige qui dansent devant ma fenêtre. Au loin, un chant de beuverie est entonné. Je mets quelques bûches dans l'âtre, je souffle la dernière bougie et je m'endors sans attendre. - Oberleutnant... Oberleutnant! Réveillez-vous! Je quitte difficilement mon sommeil profond, On me secoue. Que se passe t'il? J'ouvre les yeux, j'ai mal à la tête, saloperie de Calvados j'en ai trop bu. Je regarde dans la pénombre l'homme qui m'interpelle. Il allume une bougie sur mon bureau, je le reconnais, c'est l'Unteroffizier Perheer, il fait partie de l'équipe de transmission, son équipe est de piquet à la radio cette nuit. - Qu'est-ce qui se passe Perheer. Il est essoufflé, probablement qu'il a couru. - J'ai reçu un message d'urgence Oberleutnant... Il me tend un papier. "Signalons grosse offensive ennemie sur Kiev. Ville encerclée, demandons renforts pour une extraction par le sud, reprenez contact avec nous dès que possible". C'est signé quartier général du bataillon 8. Le bataillon de Milow. Je saute du lit. Tout en m'habillant, je donne les premiers ordres. - Perheer, avisez immédiatement Willsdorff, Kilh et Golgoth, rendez-vous au local radio dans dix minutes. Hop exécution! Pendant le préposé radio file dans la nuit réveiller les trois lentnant, je descends au rez-de-chaussée, dans le local radio, les hommes de piquet ont le visage grave. Tout en boutonnant ma vareuse, je m'adresse au préposé radio. - Vous avez du nouveau? - Négatif Oberleutnant, pas de message depuis celui que l'unteroffizier Perheer vous a remis. - Bien, tentez d'appeler le QG de Milow. De sa voix monocorde, le soldat demande l'indicatif du bataillon 8. Personne ne répond. Il me regarde indécis. - Insistez bon sang. Au même instant Kilh, Willsdorff et Golgoth font leur apparition dans le local. Ils écoutent attentivement le message d'appel. Golgoth est le premier à réagir. - Merde... cette fois c'est parti. La nuit de Noël, bien vu les Russes... Je m'adresse au chef de l'équipe de transmission. - Perheer, vous continuez d'appeler. Je me retourne vers les trois officiers. - Vous, avec moi au QG. Nous remontons rapidement dans le grand bureau. J'expose rapidement la situation. - Nous partons pour Kiev le plus rapidement possible. Je regarde ma montre, il est à peine passé quatre heures du matin. A l'extérieur, la tempête de neige à laisser place à un ciel étoilé, le thermomètres à la fenêtre indique moins 46°. - Kihl, Willsdorff vous vous occuper d'alerter tous nos hommes qu'ils soient prêts à 0430 pour partir. _________________

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|  | | 27Pzd_Kowalski

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 | Sujet: Re: Un Stug pour la liberté Mar 16 Oct - 0:28 | |
| Rendez-vous devant le perron de l'hôtel de ville. On ne prend que l'essentiel. Will tu t'occupes des équipages de Golgoth. Golgoth tu t'occupes de la logistique avec Fritz. On embarque le maximum de nourriture dans la cantinière de Kupferschmied. Cinq secondes plus tard, je suis seul dans la grande pièce. Je brûlais dans la cheminée le peu de documents compromettants que nous avions remplis pendant notre séjour à Zhitomir. Je rangeais mes affaires personnelles et après avoir éteint le feu dans la cheminée, je filais au local radio. Perheer me regarde avec haussement d'épaules. - Aucun contact avec le QG de Kiev Oberleutnant! - Un homme reste à la radio! Les autres préparez votre barda, on décolle d'ici dans 20 minutes! Si vous avez du nouveau, vous m'appelez, sinon, je reviendrais ici avant de partir. Je mets ma lourde capote de laine et je sors de l'hôtel de ville. Les ordres claquent dans la nuit. Des moteurs se mettent en route. Deux Opel Blitz sont déjà stationnés le long de la place avec un canon antichars attelés à l'arrière. Un peu plus loin, Fritz gueule avec ses gars qui chargent la cantinière. Et puis, enfin, un bruit que je reconnaîtrais entre tous, celui d'un Stug. Celui de mon Stug. Dans un grondement de tonnerre, Volta mène le tank le long de la place. Il est si bas, que je ne peux suivre son évolution que grâce à son antenne qui dépasse d'un bon mètre et demi la carcasse d'acier cachée par le mur qui borde le grand parc. Le char s'immobilise enfin dans un nuage de neige poudreuse devant moi. La trappe s'ouvre sur Julius. - Bienvenue à bord Monseigneur! Votre place est toute chaude. Je lui jette mon barda. - Déposes ça à la place habituelle. Je retourne à la radio... Je pique un sprint jusqu'au local radio, mais l'opérateur est toujours sans nouvelle de Kiev. - Bien tant pis, Perheer, faites démonter votre matériel au plus vite et rejoignez-nous devant le bâtiment. A 0430, tous les hommes sont là, les Kfz et le chars attendent moteur au ralenti l'ordre de départ. La lune qui est dans son dernier quartier éclaire bien la place. Parfait pour avancer. Je m'installe dans le tank et après m'être assuré que tout le monde est bien là. Je donne l'ordre de départ. Le Stug fraîchement révisé tressaute à la mise des gaz, les chenilles patinent quelque peu sur le sol verglacé et nous partons. Lentement nous traversons les rues silencieuses de Zhitomir. A lueur blafarde de la lune, j'aperçois une femme qui nous hurle dessus en nous montrant son poing. je fais mine de l'ignorer. Elle court le long de la colonne en continuant de nous injurier. Elle dit des choses avec le mot fasciste qui ressort plusieurs fois. Quelque part loin derrière moi, un coup de feu claque dans la nuit et la vieille s'effondre. Je n'ai pas le temps de m'apitoyer. Nous sortons enfin de la ville. Devant nous, vers le Nord-Est, s'étend l'immense plateau russe, la lune éclaire ce paysage lunaire de sa lumière bleue violette. Un froid épouvantable nous prend à la gorge. J'ai remonté mon écharpe sur le nez. Alors que péniblement, la colonne évolue sur ce terrain instable, notre Stug semble faire preuve d'une étonnante agilité et régulièrement je dois demander à Volta de ralentir pour attendre les autres véhicules de la colonne. - Bon sang Volta, ralenti un peu, tu sèmes tout le monde. Qu'est-ce que tu a donné à bouffer à notre tank, de l'essence aviation? En dessous de moi, j'entends mes deux camarades rigoler. Volta prend la parole: - Alors que penses-tu de notre petite modification? Sympa hein? Je me doutais bien qu'ils avaient bricolé quelque chose, la vitesse et l'agilité de notre Stug par rapport aux autres Panzer est stupéfiante. Volta poursuit: - On adapté des chenilles de T34, ça nous a filé un sacré boulot car les dents des roues de traction n'étaient pas disposées la même chose, alors on a monté des roues de tank ruskof. C'est la classe ces chenilles! Plus fines et surtout plus larges, elles sont plus légère et se comportent bien mieux que les nôtres sur la neige. Voilà donc le secret de se regain de santé de notre vieux char. Nous poursuivons ainsi cahin-caha notre route en direction Est. Vers 0630, les premiers rayons de soleil brillent à l'horizon. Il fait - 52 maintenant. Le dessus du Stug est couvert de neige poudreuse qui gèle au fur et à mesure qu'elle se dépose. Les outils et la MG ne forment plus qu'un magma de glace. Seule le capot moteur le gros pot d'échappement sont restés propres. Je profite d'ailleurs de la proximité du moteur pour y poser mes mains protégées pas de gros moufles piqués aux Russes. Ma capote en laine est couverte de givre, malgré la grosse écharpe qui me couvre le visage j'ai le visage gelé. C'est épouvantable. Enfin le jour se lève. Alors que le thermomètre passe à moins 30, nous poursuivons notre route ainsi sans le moindre arrêt jusque vers midi. Au loin il y a une colline, j'informe Volta que nous nous y immobiliserons pour faire une pause et tenter un nouveau contact avec le QG de Kiev. Quelques minutes plus tard nous sommes tous immobilisés à cet endroit. Comme un robot, les jambes partiellement paralysées par le froid et l'immobilité de rejoins Willsdorff, Golgoth et Kilh. Perheer et ses hommes mettent péniblement en route la génératrice qui alimente la grosse station radio. Une antenne est élevée. Pendant qu'ils s'installent, je fais le point avec mon état-major. Kilh m'informe qu'il a trois gars qui ont des membres gelés et qu'il faudra les amputer rapidement si on ne veut pas qu'ils contractent la gangrène. Golgoth me déclare que de nombreux membres de ses équipages souffrent de diverses brûlures dues au froid et la plupart sont malades. Même topo pour Willsdorff. Je me rends compte que si nous continuons comme ça dans ce froid intense, la moitié de l'unité sera hors de combat bien avant d'arriver à Kiev. Il nous faut pourtant aller à Kiev pour tenter de sortir Milow de l'étreinte soviétique. Je file vers la station radio. Perheer a pu contacter l'unité basée à Berditchev environ 100 kilomètres à l'Ouest de Zhitomir, mais point de réponse de Kiev pourtant maintenant plus près. A Berditchev on n'est pas au courant des événements de Kiev. J'hésite, que faire? Poursuivre coûte que coûte avec les pertes en conséquence où m'arrêter. Je regarde mes trois officiers. Kilh n'a pas l'air en forme. il est pâle et Willsdorff non plus n'est pas bien. De toute façon, à quoi bon foncer sur Kiev, si effectivement les communistes y ont entamé une puissante offensive, ils l'ont fait avec des milliers d'hommes et de chars. Que pourrais-je bien faire avec mes 300 zombies à moitié gelés et malades. Je parcours avec mes jumelles la plaine qui s'étend devant moi. Devant nous à environ 1 demi-heure de route environ, il y a un bois. Je m'approche des trois Leutnant. - Bon les gars, vous voyez cette forêt là bas. On va s'y établir et monter un camp retranché. Si dans 24 heures nous sommes toujours sans nouvelles de Kiev et bien nous rebrousserons chemin vers Zhitomir. Willsdorff qui claque des dents m'interpelle: - Et ensuite... que ferons nous, où irons nous? Je n'ai pas envie de penser à cela maintenant. - je n'en sais rien mon vieux, je n'en sais rien. Pour le moment rejoignons au plus vite ce coin que l'on puisse se réchauffer, se nourrir et soigner les blessés. _________________
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